LES REVENDICATIONS DE LA PRIDE MARSEILLE

MANIFESTE 2026 : AUCUNE MARCHE ARRIERE
Des décennies de luttes et d’avancées pour les personnes LGBTQIA+, aujourd’hui piétinées. Partout dans le monde, le chemin emprunté est celui de la dérive. Certains essaient de nous reprendre nos droits durement acquis, comme si nos existences pouvaient être révisées.
Des retours en arrière de toutes parts, portés par des courants réactionnaires et conservateurs toujours plus nombreux. En 2026, le vent tourne dangereusement : les démocraties dites progressistes tombent les unes après les autres, laissant place à une montée des idées de l’extrême droite. Ce qui choquait hier devient aujourd’hui banal !
Tout vacille…
…Aux États-Unis, là où l’on tente d’effacer l’histoire du mouvement LGBTQI+ en retirant le drapeau arc-en-ciel du Stonewall National Monument. Là où l’administration Trump ne cesse de s’attaquer violemment aux droits des personnes transgenres avec des mesures visant à interdire l’accès aux traitements de transitions de genres pour les jeunes Américains. Là où l’état du Kansas a annulé depuis février 2026 les changements d’état civil des personnes trans en imposant la mention du sexe assigné à la naissance sur les documents officiels.
…En Europe, là où l’extrême droite continue s’installe confortablement, représentant une réelle menace pour nos droits avec un Parlement slovaque qui adopte un amendement anti-LGBT+.
…En Asie, là où la Haute Cour de Tokyo a déclaré en novembre 2025 que l’interdiction du mariage entre personnes du même sexe était conforme à la Constitution. Là où en Chine, les autorités ont demandé à Apple de retirer de son catalogue d’applications deux plateformes de rencontre très populaires au sein de la communauté LGBTQIA+ (Blued et Finka), réduisant considérablement les espaces de visibilité et de lien entre ses membres.
…En Afrique, là où la Burkina Faso a adopté en 2025 une loi rendant l’homosexualité illégale et passible d’emprisonnement et d’amendes. Là où le Sénégal a fait de même en mars 2026 avec un durcissement des législations pénalisant l’homosexualité, renforçant une machine répressive déjà violente.
…En Allemagne, là où un arbitre de football allemand a été agressé à son domicile en 2026, après avoir simplement demandé son conjoint en mariage sur la pelouse du terrain.
…En France, là où les violences s’enchaînent et les réponses peinent à suivre.
Où Caroline Grandjean, enseignante et directrice d’une école dans le Cantal, a mis fin à ses jours après avoir été victime d’injures homophobes et de menaces de mort. Harcelée depuis des mois à cause de son orientation sexuelle, son suicide révèle l’inaction de l’Éducation Nationale face à un corps professoral LGBTQI délaissé.
À Lille, au Mans, à Maubeuge, où les actes de vandalisme envers les centres LGBTQIA+ ne font qu’accroître en 2026.
Dans la Vienne, où un très jeune agresseur a demandé à sa victime de “s’excuser de son homosexualité”.
À Paris, où LR et RN se sont unis pour supprimer les subventions accordées pour la Pride 2025, d’un montant de 50 000 euros.
À Marseille, là où l’école de cinéma Kourtrajmé a vu une de ses subventions suspendue pour avoir utilisé l’écriture inclusive dans sa communication. Derrière cette décision se joue bien plus qu’une querelle grammaticale : c’est la tentative d’imposer un cadre idéologique aux acteurs culturels et associatifs, alors que ceux-ci œuvrent au quotidien pour l’insertion des personnes les plus précaires.
Tous ces revirements politiques et rétrogrades font peser une incertitude croissante sur nos communautés. Ce recul ne se limite pas à un seul groupe : il fragilise plus largement les droits des femmes, durcit les conditions d’accueil des personnes migrantes et accentue la marginalisation des populations les plus précaires. C’est toujours aux mêmes de payer le prix fort.
Bien que trop rares, les avancées existent, et elles rappellent une chose essentielle : notre résilience n’est pas un slogan, c’est une réponse politique. Malgré ces reculs, il faut garder espoir et faire entendre aux partis politiques conservateurs qu’on ne tolère plus aucun pas en arrière.
Les revendications de la Pride Marseille
La Pride Marseille est un événement festif, culturel et militant. A travers les événements que nous mettons en lumière et que nous organisons, notre objectif est de faire évoluer la société vers une réalité plus juste, plus égalitaire et dans l’acceptation de l’Autre dans toute son identité, sans concessions ou compromis.
Les structures du comité de pilotage de la Pride Marseille ont réuni ici leurs revendications, celles que nous portons chaque premier week-end de juillet sur la Canebière. Ce sont autant de pas qui nous séparent d’une société qui nous laisse briller et ne réduit plus au silence nos existences et nos réalités.
Des revendications présentées sous forme de baromètre, qui montre celles qui ont été obtenues, celles en cours de réalisation et celles qu’il nous reste à conquérir. En bref, un état des lieux de la situation en 2026 :
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